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L'Amérique délivrée, esquisse d'un poëme sur l'indépendance.

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C 66 )

L'Ours, au fein des rochers, qu'unc Meute puiffante

Entoure dans fon creux d'une voix menacante,

De ces cris redoublés ne parait point furpris:

En meprifant leur nombre, & leur foree & leurs cris,

II fe montre; & d'un oeil que rougit la colere,

II chaffe devant lui la troupe meurtriere,

Et revient dans fon Fort, h 1'ombre des pavots,

Se livrer mollement aux douceurs du repos.

Graves, malgré des fiens 1'héroïque vaillance, Eft contraint de s'enfuir, de céder a la France De cc combat fatiglaht Favantage & 1'honneur, Et de Graffe a Gloceftre efl revenu vainqueur.

Fran-

fuite del'Ennemi, rcntra le n dans la Baye, a 1'entrée de Iaquelle on rencontra deux Frégates Anglaifes !e Richmond & ff. fi,, qui étaient vennes couper les bouées de 1'Armée du Comte de Grafie; les deux Frégates furent prifes. De 1'aveu des Amiraux Anglais eux-mêmes, cinq de leurs vaifl'eaux furent confidérabiement maltraités, & particulierement le Terrible de 74, auxquels ils mirent le feu, la nuit du 10 au 11. II n'y eut que quinze vailïeaux de part & d'autre qui entrerent en aélion. Les Francais eurent 200 hommes tant tués que bleffés.