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Les vœux d'un patriote

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Les villes de Paris, de Rouen & d'Orle'ans fe ré*volterenr a cette occafion, & flrent mourir ceux qui avoier.r été commis a lalevée de ces deniers, Philippe • nefe térnoigna pks de refïèntiment de cerre injure, paree qu'hfentoit bien qu'il avoirtort;il voulut renrer de faire paffer un autre impót, qui n'étoit que de fix deniers pour livre fur le débit des denrées; mais perfonne ne voülut obéir. II reconnut bien par ces deux tentatives quejamais il ne viendroir a tout d'érablir cette nouveauté, fans 1'autoriré des Etats en qui réfidoit le pouvoir Sc les droits du Peuple. II fit donc affembler les Etats a Paris, les harangua luimême, leur repréfenta les néceifités urgentes oü il fe trouvoit, Sc en obtint ce qu'il voulut. Ce ne tut pourtant qu'une levée extraordinaire •, Sc ainfi ce n'étoit point ce que nous voyons aujourd'hui, C'étoit une levée femblable a celles qui fe font en Angleterre par ordre du Parlement affernblé. On revint fouvent a ces levées extraordinaires fous les S'ucceffeurs de Philippe-le-Bel, Louis Huün, Philippele-Long, Charlss-le-Bel, ie Roi Jehan Sc Charles cinquieme, mais toujours avec 1'autorité Sc le confentement des Etats affemblés. Ces impofitions s'appeierent au commencement ai des Sc fubfides, mots " honnêtcs qui fignifient Jecours, & qui expriment la raifon de nécefficé, pourquoi on les levoit. Cela ne duroit qu'un an, & fi les néceffités continuoient, il falloit faire de nouvelles dernandes au Peuple 6c aux Etats. Ces fubfides qui n'étoient au commencement que pour un an. s'accordcrent pour deux ans, puis pour trois, Sc ainfi de degré en degré on eft venu z les rendre perpétuels. Les marchandifes étoient chargées de ces fubfides. Ainfi celui qui achetoit te plus de chofes en payoit le plus. Mais peu de temps après on obtinr des Etats une levée par tête Sc par feu , qui fut appelée premiérement fouage , Sc puis taille, du même nom qu'on lui donne encore aujourd'hui.