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dues en temps cle paix : 0n 1'appelloit/e Roi de Hollande , et le Stadhouder d'Angleterre Malheuren è la guerre , oü il fut presque t0uJours battu; fecond en ressources, et vigilant a réparer ses pertes, c'étoit 1'hydre de la fable qui se reproduisoit sans cesse ; il étoit aussi respecte de ses ennemis après ses défaites, crue Louis XIV 1 'étoit après ses victoires.

II eut une entrevue avec l'électeur au sujet des intéréts politiques du temps ; le caractère de chacun de ces deux princes étoit trop différent Pour qu'il résultat quelque choso d'important dé leurs déhbérations. Guillaume étoit froid, simple dans ses mceurs, et rempli de choses solides • Fréderic III étoit impatient, préoccupé de sa grandeur, réglant ses moindres actions sur 1'exact compas du cérémonial, et sur les nuances des dignités ; un fauteuil et une chaise a dos pensèrentbrouiller ces princes pour jamais. Cependant quinze mille Brandebourgeois joignirent l'armée de Flandre , que le roi Guillaume Commandoit ; et l'électeur envoya un autre secours considéi able a l'empereur contre les infidèles; ces troupes se distinguèrent a la bataille de Salankemen, ^ que le prince Louis de Bade gagna sur les Turcs! *69* Le roi Guillaume, ou moins heureux ou moins habile, perdit en Flandre les batailles de Leuze et de Landen.

«So3. ^ LeducErnest-AugustedeHanovre,beau-père de Fréderic III, fournit de son cóté a l'empereur un corps de six mille hommes pour la guerre de Hongrie, et en récompense de ce secours il obtint> dignité électorale. La créution de ce

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