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Œuvres primitives de Fréderic II, roi de Prusse, ou Collection des ouvrages qu'il publia pendant son règne

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Epitiies familières. aai

De tous les temps et de toutes les heures :

Vous méritez d'avoir de vrais amis,

Et par dela, des fortunes meilleures.

Vos clieveux gris ne sont point décorés

De cent pompons, de rubans, de parure;

Et votre corps n'est point a la torture

Dans des paniers immenses et dorés;

Mais vous cachez dessous votre coiffure

Esprit qui plalt, et ce m&le bon sens,

Héias! si rare et si digne d'encens.

Tant d'agrémens suppriment la vieillesse.

Fades beautés, qu'avez-vous d'approchant?

Vos beaux minois, parés de la jeunesse ,

Vont débiter des riens en ricanant;

Vous nous lorgnez, pour plaire, en minaudant;

Dans la beauté tout paroit gentillesse ;

Mais, Ie dirai-je a mon corps défendant?

Autant vaudroit, pour le moins, a Ia vue ,

De Bouchardon une belle statue.

Ah! si le Ciel, secondant vos amours , Vous eüt rendu dès le berceau muettes, Ou qu'il eüt fait de vos amans des sourds; En cas pareil nos Hammes indiscrètes Auroient au moins long-temps pu soupgonner Que vos esprits ont le don de penser : Mais a présent, tant causeuses vous êtes , Qu'un froid mortel commence a me geler Dès le moment qu'on vous entend parler; Tous les progrès que vos mines coquettes Et vos attraits avoient faits sur mon coeur, Par vos propos perdent de leur chaleur. Le jeu, pompons, coiffures, médisances, Contes forgés, mille fadeurs d'amours ,

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