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DRSEPT.ANS. 83

alüance & la portöit a fonder le terrain a la. cour de Verfailles, afin d'effayer de détacber cette puiffatice de Ia Pruffe, & en même temps detrouver quelque expediënt pour concilier les intéréts des deux cours. Le Comte Kaunitz, duquel ce projet venpit particulièrement, étant plénipotentiaire de i'lmpératrice Reine a Aix-la-Chapelle, ne tarda pas a en faire les premières ouvertures a Mr. de St. Séveriu, en lui difant par manière d'infinuation, que fi la France vouloit s'entendre avec Ia maifon d'Autifche, il y auroit des enga^ gemens de bienféance a,prendre entre les deux cours, moyennant lesquels Ia Fiandre & le Brabant pourroient demeurer en propriété a Sa Majefté très-Chrétienne, pourvu qu'elle voulüt obliger !e Roi de PrufTe a rettuuer Ia Siléfie a 1'Impératrice Reine. L'appat étoit bien propre a tenter la cour de Verfailles, fi Louis XV, excédé 3é la guerre qu'il venoit de terminer, n'eütcraint d'en recommeucer une nouvelle pour exécuter ce projet; de forte que Mr. de St. Séverih déclina ces offres, tout avantageufes qu'elles étoiént.

Le Comte Kaunitz ne s'eu tint pas la; eet hom- De la me, fi frivole dans fes goüts & fi profond dansFraticeles affaires, fut envoyé comme AmbaffadeuraParis. Il y travailla avec une afliduité '& une adresre ^fvnie a faire revenir les Francois de cette haine irréconciliable , qui depuis Francois I & Charles Quint fubfifte' entre les maifons de Bourbon & de Habspourg; il répétoit fouvent aux

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