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DE 1763 JUSQU'A 1775. st

maturité qui püt infpirer une entiêre confiance dans fes opérations. D'autre part la guerre déclarée entre la Porte & la Ruflie mettoit le Roi dans 1'obligation de remplir fes engagemens envers lTmpérattice: il falloit payer lesfubfidesitipulésparl'alliance, qui montoient, comme nous 1'avons dit, annuellement a 480,000 écus.

Pendant qu'en négacioit k Berlin, les Ruffes& les Turcs en étoient déja aux mains. Les armées ruffes, fous le commandement du Prince Gallizin, avoient battu les Ottomans auprès de Choczim, & la prife de cette ville fut fuivie de la conquête de la Moldavië. Lés généraux deCatherine ignoroient la caftrométrie & la taftique, ceux du Sultan avoient encore moins de connoiffances ; de forte que pour fe faire une jufte idéé de cette guerre, il faut fe repréfenter des borgnes, qui après avoir bien battu des aveugles, gagnent fur eux un afcendant complet. Des progrès anfli rapides alarmoient également les alüés des Ruffes, & les autres puiffances de 1'Enrope. La Pruffe avoit a craindre que fon alliée, devenue trop puisfante, ne voulnt avec le temps lui irnpofer des lois comme a la Pologne. Cette perfpective étoit auffi dangereufe qu'effrayante. La cour de Vienne éioit trop éclairée fur fes intéréts pour ne pas avoir des appréhenfions a peu prés femblables. Ce danger commun fit oublier pour un temps les animofités paffées. Quoique les fuccés étonnansdes Ruffes dorinaffent de 1'ombrage a toute 1'Europe,

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