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P O E S I E S. 245

Et les effets divers que produit la nature. Le poëte évitant des mots la vaine enflure, De juftes attributs habile a fe faifir, Doit pofféder furtout 1'art de bien définir. Le jugement de 1'un eft le coup d'ceil de 1'autre. On ne peint point Caton avec un pater - notre, NiSt. Pierreen pourpoint.ni la Viergeen pompons. Les modes ont leur temps, ainfi que les faifons; Chaque age différent porte fon caradère: L'un eft vif & briilant, 1'autre eft trifte& fevere* Et comme chacun d'eux a d'autres paffions, II faut pour chacun d'eux d'autres exprefiions. Que fuyant 1'ignorance & fuyant la parede, Un rimeur n'aille point, plein d'une folie ivreiTe; Dépeindre la Fortune ou ftable ou fans bandeau,| Ou dérober au Temps fes ailes & fa faux; Ou douner a Ia Mort Ie teint frais d'un chanoine, Confondre le nectar avec de 1'antimoine. Car pour apprécier un ornement féant, Un nain ne doit jamais lui paroltre un géant,1 Un- Zoïle ignoré, fameux comme Voltaire, Broglio pris fans vert, un Condé qu'on révere* Tout poëte & touft peintre exaft, également, Doit füir furtout du faux le trifte aveuglement. Rigide obfervateur de toute bienféance, Qu'il place les objets felon leur convenance Et qu'un roi fur le tróne ait Ie fceptre a la main i Que Céfar foit vêtu comme un héros romain ; Que choififfant le vrai dans 1'air, dans 1'attitude, Ua Erasme, un Jordan foit dépet/it en étude, L %

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