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CORRESPONDANCE. 943

neté que vous me dormez en qualité d'étre penfant, me mft en état de vous donner des marqués réelles de 1'eftime que j'ai pour vous & qu'on ne fauroit vous refufer. J'ai lu Ia diflertation fur 1'Ame, que vous adreiTez au P. Tournemine. Si «non fuffrage pouvoit vous étre de quelque prix, vous pouvez vous en affurer. Quand on ne voudra croire que ce que 1'on peut coraprendre & que ce qui eft croyable, il eft certain que la raifon fera toujours de votre cóté. Les premières caufes nous feront toujours inconnues, nous qui ne pouvons comprendre d'oü vient que deux pierres frappées 1'une contre 1'autre donnent du feu, comment pouvons-nous avancer que Dieu ne fauroit unir la penfée a la matière ? Mais ce qu'il y a de für, c'eft que je fuis matière & que je penfe» Cet argument me prouve Ia vérité de votre propofition. Je ne connois le P. Tournemine que par la facon indigne dont il a attaqué M. Beaufobre fur fon hiftoire du Manichéisme: il fubftitue les inveflives aux raifons; foible & grolïïére resfource,qui prouve bien qu'il n'avoit riendemieux a dire. Quant a mon ame, je vous allure qu'ella eft bien la trés humble fervante de Ia vótre; elle fouhaiteroit fort qu'un peu dégagée de la matière, elie püt aller s'inftruire a Cirey.

A cet endroit fameux; ou mon ame révére Le favoir d'-Emilie, & 1'efprit de Voltaire: Óiii, c'eft la que Ie Ciel prodiguant feifavenrf, L z

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