Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

CORRESPONDANCE.

faire, & prêt a vous alléguer mes autoïités. Ce n'eft point un badinage, il y a du férieux dans ca que j'ai dit du projet du Maréchal de Villars, que le miniftèra de France vient d'adopter: cela eft fi vrai, qu'on en eft inftruit par plus d'une voix , & que ce projet redoutable intrigue plus d'une puiflance; on ne verra que par la fuite du temps tout ce qu'il entrainera de funefle: ou je fuis bien trompë, ou il nous prépare de ces événemens qui bouleverfent. les empires & qui font changer de face a 1'Europe. La comparaifon que vous faites' de la France , a un homme riche & prudent, entouré de voifins prodigues & malheureux, eft aufli heureufe qu'on en puiffe trouver; elle met trés-bien en évidence la force des Francois & la foiblefie des puiiTances qui les entourent; elle en découvre la raifon, & permet a 1'imagination dc percer dans ces fièclesqui s'écouleront aprèsnous, pour y voir le continuel accroiffement de la monarchie francoife émané d'un principe toujours conftant, toujours uniforme, de cette puiflance réunie fous un chef defpotique, qui felon toutes les apparences engloutira un jour tous fes voifins.

C'eft de cette manière qu'elle tient laLorraine de la défunion de 1'Empire & de la foiblefle de 1'Empereur. Cette province a paffe de tout temps pour un fief de 1'Empire ; autrefois elle a fait partie du cercle de Bourgogne , démembrë de 1'Empire par cette même France; & de tout temps les Ducs de Lorraine ont eu féance aux diètes, A 4

Sluiten