is toegevoegd aan uw favorieten.

Oeuvres posthumes.

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

122

CORRESPOND ANCE.

Tel cachant dans les airs fon front audacieux Le fier Athos paroit joindre la terre aux cieux: U voit fans s'ébranler la foudre & le tonnerre Brifés contre fes pied«, leur faire en vain la guerre. Tel du fage éclairé le repos précieux N'eft point troublé des cris de laches envieux; ■ II méprife les traits qui contre lui s'émouflent j Son ulence prudent, fes vertus les repoulTent, ■Et contre ces Titans le public outragé, Du foin de les punir doit étre feul chargé.

L'art de rendre injure pour injure eft le partage des crocheteurs- quand même ces injures feroient des vétités, quand même elles feroient 'échauffées par le feu d'une belle poêfie, elles reftent toujours ce qu'elles font; s'entend, ce font des armes bien placées dans les mains de ceux qui fe battent a coups de batons, mais qui s'accordent mal avec ceux qui favent faire ufage de 1'épée. Votre mérite vous a fi fort élevé au deflus de la fatire & des envieux, qu'aflurément vous n'avez pas befoin de repoufier leurs coups • leur malice n'a qu'un temps, après quoi elle tombe avec eux dan. un oubli éternel. L'hiftoire , qui a confervé la mémoire d'Ariftide , n'a pas daigné conferver les noms de fes envieux: on les connott auffi peu que les perfécuteurs d'Ovide. En un mot, la vengeance eft la panton de tout homme offenfé; mais la générofité n'eft que la paffion des belles ames; c'eft la vótre, c'eft elle afiurément qui vous a dicté