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Oeuvres posthumes.

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CORRESPONDANCE. 243

& quoique ces fymptómes n'annoncent pas une banqueroute générale, elles y acheminent le public imperceptiblement. On diminue en plufieurs lieux le nombre des moines; ces órganes de Ia fuperftition vont devenir paralytiques, le Suiffe du paradis fera réduit a n'être qu'évêque de Rome. Nous ne verrons pas ces beaux jours, cependant j'exalte mon ame comme Maupertuis 1'enfeigne, & je vois ces belles chofes avec les yeux de l'efprit, en béniffant 1'heureux fiêcle qui jouira d'un avan. tage qui n'a point été accordé au nótre. Et vous vous étonnez que je fuis de bonne humeur, que je batte des mains & que je m'enivre des préfa. ges flatteurs que mon imagination me fournit ? Souvenez - vous que la tranquillité d'efprit & la gaieté font la feule efpèce de bonheur dont nous puiffions jouir; c'eft en nous.mêmes qu'il faut chercher notre fortune, non pas dans des chofes extérieures qui nous féduiftnt par de fauffes appa. rences; des imaginations agréables me confolent des afflidtions que donnent de triftes vérités: faites-en autant, mon cher d'Alembert; profïcez du moment de votre esiftence pour vous peindre tout en beau; que votre imagination ajoute des décorations au monde qui 1'embelliflent, pour vous rendre votre exiftence fuppor:ab'e , & fongez que la vie eft trop courte pour que ce foit la peine de s'affliger.

]e ne me rappele point ce M. du Bois dont vous faites mention; je trouverai peut-être a le _ placer ici, il faudroit Ie voir. La principale chofe L 2