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Oeuvres posthumes.

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CORRESPONDANCE. tof

m'envoyer. Le delTein en eft charmant, la peinture trés - fine, & les fymboles dupyrrhonifme inventés avecgoüt. En voyant tant de bel les chofes, j'avouerai naturellement a V. M. que je les ai td'abord contemplées avec beaucoup de plaifir, mais bientót a ce mouvement de plaifir, en a fuccédé un de confufion, réflécbiflant combien peu je méritois que V. M. me fit un aufïï beau préfent. Oui, Sire , plus les graces dont vous m'horrorez font grandes, p'us elles me font fentir que je ne les dois qu'a votre bonté. Vous en agiffez cpmme Ie créateur.qui de laplus vile argile fe plalt quelquefois a forger un vafequ'elle rend précieux. Quelle gloire n'eft-ce pas pour moi que vous daigniez me témoigner une bonté qui pendant ma vie me faitobtenir 1'eftimede tous les gerisqui penfent, & qui dans la poftérité m'affure une immortalité a laquelle je n'avois point aflez d'anic ur piopre pour ofer prétendre par quelques foibies ouvrages.

La faveur, Sire, que vous venez d'accorder a un philofophe auffi médiocre que je le fuis , fera aux yeux du public une réparation de 1'injure que le fanatifme & la foïie viennentdefaireen Francea la philofophie & aux grands hommes qui la cultivent. On les a joués publiquent fnr le théatre dans une comédie intitulée les Pkiiofophes. En vain les honnêtes gens fe font élevés contre cet énorme abus; les miniftres , les évêques , plufieurs magiftrats ont appjyé Ijs ennemis de lataifon , & 1'on a joué vingtfix fois de fulte la comédie des Philofophes, dans une des fcènss: de iaqueüe Rouffeau de Genève entrei E 7.