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24o CORRESPONDANCE.

Si V. M. vouloit m'accorder la permilïïon de refter ici jufqu'au premier de Mars, j'arriverois k Potsdam vers le milieu d'Avril, & je ferois ce voyage d'autant plus commodément, que mon frère qui commande le régiment de Royal-vaifftau, & dont le régiment eft en garnifon a Maubeuge en Flandre, m'accompagneroit jufqu'a Bruxelles & même jufqu'a Wéfel, étant en Provence aétuellement en femeftre & retournant au mois de Mars a fon régiment. Sur tout ce que je propofe ici a V. M. je la fupplie inftamment de n'être pas fachée; elle n'a qu'a ordonner, & dar.s quelque état que je fois, jé pattiiai ,fi elle le fouhaite fa lettre recue, fi elle daigne m'en honorer , ou fur les ordres qu'elle me fera donner. Je laprie, fi tlle me fa t 1'honneur de me répondre, de me faire remettre fa leyre par la voie de M. Schutz , banquier a Beiiin, qtü me la fera remettre de banquier en bandier, fans qu'elle paroiffe a mon adreffe; fans cela elle court rifque d'être r^tenue au bureau de Paris, dès que moi nom paroltra defius. La dernière lettre dont V. M. m'a honoré, qui me vint par la voie de MM. Girard & Michelet.a été fort bien jufqua Paris a M. Mettra; mais celui-ci me 1'a'yaat adreffée en droiture de Paris, elle a été retenue pendant trois mois, & je ne 1'ai recus que quatre jours après que j'étois en route pour Berlin; elle me fut renvoyée d'Aix, oü elle ne faifb.it que d'arriver. Je ne paflerai point a Paris, Sire, & qu'irois-je faite dans cette ville, oü tous les

efprits

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