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CORRESPONDANCE.

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tfprits font dans une agitatie* encore plus Êrjrte

que celle qui trouble le cerveau des gazetiers ? On

m'a dit, Sire, que d'Alembert vient de faire un

ouvrage qui lui attirera un jour bien des ennemis;

je ne ferai pas faché s'il eft perfécuté, pourvu que

cela 1'attire i Potsdam. On m'affüre qu'il a penié

mourir dans le temps que j'étois fort malade; nous

aurions été très-furpris tous les deux de nous voir

tout i coup dans le féjour du grand Belzébuth ,

qui tient dans fa puiffance les Trajan & les Platpn,

j'ai 1'honneur &c.

A Avignon, ce 10 Septembre 17G5.

SlEE ,

Permettez qu'au commencement de cette année je fouhaite a V. M. tout ce qu'elle peut défirer. Je crois , Sire , que je ne puis faire de vceux dont 1'accompliffement lui foit plus avantageux que de demander au Ctel qu'elle jouiiTe d'une fanté auffi bonne que fa gloire eft grande. Vous auriez, Sire, la force d'Iiercule, ainfi que vous avez acquis fon immortalité fur la terre; car j'ai trop 1'honneur de connoltre V. M. pour penfer que. vous vouliez vous brüler dans ce monde pour aüer être immortel dans 1'autre.

J'ai eu 1'honneur d'écrire a V. M. après la maladie qui m'avoit conduit aux portes du trépas & qui m'obligei de refter a Montelimar en Dauphiné & de me faire tranfporter ei.fuite a Avignou, oü Oeuv. po;lh. de Fr. 12. T. MU. L

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