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Histoire universelle, depuis le commencement du monde, jusqu'a present [...]. Tome quarante-quatrieme. Contenant [...] l'histoire de Hollande.

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Sect. IX. Hift. de Hollande. 1584-'593-

Privilege des habitans de Groningue,

Mort du jeune Oclave de Mansfeldt.

Lesltalicns jont ituijfacrés dans une embuf' cadc.

le Duc de Parme fort de Nimegue: indi. rnation des nubitans.

116 HISTOIRE DE HOLLANDE

d'un parti puiiTant dans cette ville, mais la facbion Efpagnole étoit laplus forte. Verdugo y étoit déja arrivé avec un corps de troupes aflèz redoucable, mais les portes lui en furent fermées; c'étoit un privilege que les, habitans s'étoient réfervés, en fe foumettant au Roi d'Efpagne, celui de fe défendre eux-mêmes & de ne pas recevoir de garnifon étrangere Maurice craignit lui-même de forcer cette ville, a admettre les Efpagnols dans les murs, & de s'óter ainfi toute efpérance de la recouvrer D'ailleurs on annoncoit 1'arrivée prochainc du Duc de Parme, & Verdugo avoit fait conllruire dans les fauxbourgs, des forts qui menacoient a ia fois les affiégés & les affiégeans. Maurice prit donc le parti de la retraite ; il alla fe dédommagcr par la conquête de quelques fortereflès , de 1'inutile féjour qu'il avoit fait devant Groningue. Ces forts étoient fitués aux environs de cette ville, & commandoient les chcmins; ainfi leur rédudion ramenoit nature!lement Mauricea cette place, s'ü trouvok un moment favorablc pour s'en emparer.

Si le Duc de Parme n'étoit pas venu lui-même au fecours de Groningue , ce n'étoit pas qu'il fut indifferent au fort de cette place , 00. qu'il craignit de mtfurer fes forces avec celles du Prince Maurice. Mais les ibldats des deux partis avoient tellement ruiné les chemins, que cette marche n'eüt fait que fatiguer fon armée inunlement. 11 fe rendit aux inffances de la ville de Nimegue, qu'il lui importoit de s'asfurer par fa préfence ; mais pour ne pas laiflèr fes foldats dans un indigne repos , il les envoya affiéger le chateau de Knotfembourg. Le jeune Ocbave, Comte de Mansfeldt, y périt , & emporta dans la tombe les regrets de l'armée, & 1'efiime des Généraux. Gérard de Jonge défendoit le chateau , avec autant de vigilance que d'intrépidité , oppofant la rufe a la rufe &-Paudace a 1'audace. Un fignal que 1'on appercut & qui annorcoit 1'arrivée des Confédérés , redoubla 1'ardeur de la garnifon. Un vaifièau entra a la faveur des ténebres, rans être appercu des Efpagnols ; il apportoit des vivres , des foldats St Pefpoir d'ure prompte délivrance. Le Prince Maurice placa 1'élite de fon armée en embufcade dans un bois. Un corps de cavalerie fut détaché pour attirer 1'ennemi au combat. Auffitót dix compagnies de cavalerie Italienne , parmi lefquelles on voyoit flotter la cornette blanche du Duc de Parme , ie précipitent imprudemment fur les agrefieurs. Ceux-ci jouent la crainte, & lè retirent ; on les pourfuit jufqu'au bois. Alors toute la cavalerie Confédérée fort de ion 'embufcade , enveloppe les Italiens, & en fait un horrible carnage. On épargna ceux qui rendirent les armes. Le plus illuffre des prifonniers faits'en cette oecafion étoit Pierre Frarcois Nicelli , Capitaine des gardes du Duc de Parme. Les Cornettcs & les autres marqués de la vicloire demeurerent entre les mains des Hollandois. Le fiege fut levé. Le Duc de Parme lui-même re préparoit a fortir de Nimegue. On alloit voir un vieux Général, tant de fois vainqueur , fuir devant un jeune Héros, en qui la prudencc avoit dévancé lts années. Les habitans de Nimegue étoient indignés de ,-ette retraite. Les uns cherchoient a le retenir par des prieres, les aa-