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Histoire universelle, depuis le commencement du monde, jusqu'a present [...]. Tome quarante-quatrieme. Contenant [...] l'histoire de Hollande.

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SrCT. XI. Hift. de Hollande. 1(54 8-1667.

ylbus (T'autorité de /Guillaume.

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Conflit en- \ tre les EE. 1 CG. & les ) EE. de la f Province. ( c f 1 e b

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174 HISTOIRE DE HOLLANDE

Hint qu'on ne feroit pas d'humeur de fouffrir 1'infolence d'Aembenren (O- ö

De retour k Ia Haye, Aertsbcrgen fit fon rapport aux EE GG & ne fit qu'irnter les efprits. Le Prince fe plaignit des Madftrats dAmfterdam & demanda réparation. Les Magifirats fe juftifierent & inculperent Aertsbergen, pour avoir dit que la Province avoit troublé lEtat, en réformant les troupes fans en avoir fait part aux Alliés & pour avoir mêlé la religion dans tout cela , afin de rendre les Magiftrats odieux aux peuples , & cela étoit vrai. Les Eccléfiaftiques toujours empreifés de s'ingérer des difcuffions politiques, s'emportoient dans leurs fermons contre les Etats de Hollande, qui furent obliés de fevir contre le Miniftre Stermont. U les traitoit d'ingrats, qui payoicnt par des outrages les fueurs & le fang des défenfeurs de a patrie (2).

L'aigreur avoit été portée a Pexcès par un coup d'autorité que le Prince avoit hazardé. Corneliszoon de Witte, au lërvice de la Compaï™eJ?l !"des Occidentales , revenant du Brefil, fans la permiflion du Lonfeil de Régence, étoit allé voir le Prince, pour lui rendre compte de fa conduite. Guillaume, de Pavis de quelques membres des EE. GG. 1'avoit ait arrêter & mettre en prifon a la Haye.

L'Amirauté d'Amfterdam , par les ordres des EE. GG., avoit fait jmprifonner dans le même temps, quelques Capitaines de 1'Efcadre de le Witte. Les Etats de Hollande avoient repréfenté au Prince, qu'on loloit leur territoire & qu'on attentoit a leur Souveraineté. Guillaume t 1 Amirauté furent fourds a leurs plaintes. Le Magiftrat d'Amfterdam it bnler les portes de la prifon & rendit la liberté a de Witte & aux Capitaines. ^Les Etats Généraux prétendirent qu'ils avoient ufé de leur roit & qu'ils étoient Souverains des pays, qui avoient été conquis a ■ais communs, tels que les Indes & le Brefil; que ceux qui étoient a :ur ferment, étoient aufli foumis k leur jurisdiédon, & que ceux qu'ils mployoient en quelque commiffion au dehors du pays, étoient comptales envers eux de kur conduite : les Etats de Hollande foutenoient ue les EE. GG. n'ayant point de jurisdiélion dans aucune des Provin. 2S, ils n'y pouvoient faire arrêter perfonne, que par le confentement des ouverains des lieux ou des Juges qui les repréfentoient; que ia Hollane, par un privilege fpécial, étoit exempte d'évocation devant aucun ribunal; que les EE. GG. ne pouvoient juger que des fautes commifes ar les gens de guerre dans leur emploi & par prévention feulement; que ar toutes ces raifons & beaucoup d'autres, les EE. GG. n'avoient pu ms aucun cas préjudicier aux droits de la Souveraineté. (3) Ils deman;rent que de Witte füt renvoyé devant fon tribunal naturel, 1'Amirauté Amfterdam.

Comme le Prince retardoit la conclufion de cette affaire, le Procureur

CO Abregé de 1'hift. de la HoII. T. II.

^2) Wicquefort hift. de Holl. L. III.

C3) Hift. des Prov. Unies par Ie Clerc. T. III. L, 13.