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Histoire universelle, depuis le commencement du monde, jusqu'a present [...]. Tome quarante-quatrieme. Contenant [...] l'histoire de Hollande.

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Sect. XI. Hifti de Hollande. 1648-1667.

Prècautien contre la corraption. Arm. 1664,

Plafntes desAnglois.

(O Lettres du Comte d'Eftrades T. II. (aJJHift. des Provinces«Unies T. III. L. XIV.

123 HISTOIRE DE HOLLANDE

En Frife la corruption avoit gagné les principaux membres de la Province : les emplois fe donnoient a Pintrigue ou fe veridoient ; on n'accordoit rien au mérite : le peuple murmuroit , on craignok une. éincute. La Cour arma les loix contre ces abus; on exigea le ferment desl^pourvus & Pon promit une fomme confidérable, a quiconque dénonccroit. un parjure ou un prévaricateur.

Cependant le parti de Guillaume fe fortifioit h mefure que ce Prince avaric/oit en age, & de Witt avoit befoin d'appui. 11 s'attachoit a perfuader aux villes de Hollande, qu'il valoit mieux fatisfaire le Roi de France, que d'écouter les propofitions des Efpagnols, qui follicitoient les Etats a favorifer la ligue des dix-fept Provinces; projet que PAmbafladeur de France traverfoit de tout fon pouvoir, (1) en leur protellant que fon maitre le regarderoit comme une infraclion au Traité de 1662, & qu'il feroit d'autres Alliances.

Ces négociations du Comte d'Eftrades & du Penfionnaire , furent fufpendues par les plaintes que les Anglois fefoient faire a la Haye par Dovvning, leur Ambafladeur , des torts que leur commerce recevoit des Hollandois aux Indes Orientales. Le Roi même écrivit aux Etats Géncraüx , qu'il voyoit avec déplaifir qu'on n'eüt aucun égard aux juftes demandes des intérefles aux vaiflèaux la Bonne -Efpérance & Henri -Bonaventure , fpécifiés au Traité. Downing non-feulement demandoit fatisfaction aux Compagnies Hollandoifes d'Orient & d'Occidentr des injures faites aux fujets du Roi ; mais il vouloit encore qu'on tint compte a fa nation des pertes qu'elle avoit faites & des profits qu'elle auroit pu faire. II exigeoit en outre des furetés qu'elle ne feroit plusexpofée, ni aux mêmes pertes, ni aux mêmes auronts. La Compagniedes Indes répondit, qu'elle avoit obfervé que , lorfque les Anglois projettoient de faire quelque tort aux Hollandois , ils commencoient. toujours par faire des plaintes extraordioaires contre les fujets de la République ; ils en donnoient pour excmple , 1'expédition perfide du Capitaine Robert Plölmes, qui, envoyé en Afrique par les Anglois ,. avoit emporté un Fort dans Pifie de Goerée , avoit pris Takorari d'asfiiut , s'étoit emparé .de onze vaiflèaux de la République, a la hauteur de St. George del Mina , & s'étoit enfuite rendu maitre de Cabo Corfo, menacant les habitans des plus grands maux , s'ils ne 1'abandonnoient au Roi d'Angleterre & s'ils n'en fonoient pas dans l'elpace de fix jours. Bien loin d'avoir puni ce Capitaine , comme le Roi 1'avoit promis ; on favoitque non-feulcment les Anglois ne vouloient pas rendre ce qu'ils avoient pris, mais qu'ils avoient réfolu de s'emparer de toutes les cótes de laGuinée & d'en chafièr la Compagnie (2).

La Province de Hollande fit dreflèr une lifie des pertes & des domrr.sges que les Anglois lui avoient occafionnés ; elle invita les autres Provinces, de faire de femblables liites pour les oppofer a celles que Downing fe propofoit de donner : mais. comme on apprit qu'on