Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

sur z a Satire. xxv

Toujours cn des fureurs que les plaintes aigriflent, Battent, dans leurs enfans , Fépoux qu'elles haïïTent, Et font, de leur maifon digne de Phalaris, Un féjour de douleurs, de larmes & de cris ?

Ne ferok-ce pas la du feu, de la verve Sc de la chaleur ? Mais certe chaleur eft amenée par degrés; elle ne fort point du ton propre au genre, Sc ne fait aucune difparate avec cc qui précède ni ce qui fuit; bien differente de cette chaleur forcée, qui, comme Ia ficvre, faifït par accès quelques Ecrivains, les jettë dans un délire de penfces & d'expreffions, & les laiflè bientöt retombcr dans la ftupeur & 1'engourdiflèment.

Le ftyle limple, qui doit cn général dominer dans la Satire, eft peuc-être le plus difficilc de tous ceux que 1'Art peut nous donner. II n'eft pas très-mal-aifc, pour peu qu'on ait d'enthoufiafme, de fe monter & de s'élever a une certaine hauteur de ftyle j mais pour revenir au naturel, fans être bas ni trivial; pour donner aux chofes que tout le monde peut dire Si favoir, une exprefïion jufte fans être commune, & nouvelle fans être rechcrchée de trop loin; c'eft ce qui demandc Sc du génie & du goüt; c'eft un art a la portée de trèspeu d'Ecriyains, & qu'Horace Sc Defpréaux oat

Sluiten