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Satires.

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Satire V. 51

» Peuples &c Potentacs, tous font a nos genoux.

i) Chacun ne voit, n'entend, ne jute que par nous.

» Je vois, je vois qu'enfin tout prend une autre face t

» Toute Religion k notre voix s'efface.

« Il faut, Sc Diderot déja me le promet,

m Qu'on ne diftingue plus Jéfus de Mahomet.

» J'éteindrai des Enfers les Hammes effroyables:

» S'ils ont des préjugés, jen guérirai les Diables (*).

m Tout homme n'aura plus que fa raifon pour loi;

•> Pour former fa raifon, 1'on n'aura plus que moi.

» J'ai déja des Martyrs, ainfi que des Apötres.

» Sur les autels détruits on barira les nötres;

» Et tous, Princes, fujets, ignorans, Beaux-Efprits,

» Pour Evangile enfin n'auront que mes Écrits ".

Que dire a eet exces d'affreufe extravagan.ee ? O Voltaire ! Et c'eft toi qui, gonflé d'arr.ogance , . , D'une honnête Satire oferas me blamer, Et, jaloux de mon nom, croiras le djffamer! Mais veux-tu qu'un moment diiupant la fumée Dont 1'encens des Flatteurs enfle ta renommée , Au miro'ir éternel que rient la Vérité, Je découvre ton fort dans la Poftérité ?

(*) Ceci eft une parodie de ces vers de Voltaire, dans fon ËpUrc d Boileau:

Tandis que j'ai vécu, 1'on m'a vu hauteraent

Aux Badauts effarés dire mon lenüment.

Je le veux dire encor dans les royaumes fombres.

S'm ont des préjuge's J i'ep guérirai les ombres. ,

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