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Satires.

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Satire VI. 71

Alors qak ne rien croire on met fa vanitê, On peut me pardonner mon incrcdulité. S'il faut, pour mériter un beau brevet de Sage., Des brigues, des complots faire 1'apprentiffage, Si la Philofophie eft un art intrigant, Et le Sage a la mode un Sophifte arrogant; Je n'ai point, Dieu merci, la foi philofophique: Je ne fuis point pourvu d'un talent empirique; J'aipire a des fuccès que je puifte avouer, Et je veux qu'on m'eftime avant de me louer. Il eft, il eft encor des ames élevées, Aux fourccs de 1'honneur dès 1'enfance abreuvées: En dépit de llntrigue, il eft des Proteéteurs, Du mérite orphelin honorables Tuteurs. Nos Mufes trop long-temps ont langui fans Mécènej Mais fous Louis Augufte, on retrouve un Vergène. Deftaing, reifufcitant 1'amour des grands exploits, Du feu de fa valeur enflammera ma voix: Penthièvre, a mon génie infoirant Un faint zèle, Des plus pures vertus m'oftrira le modèle. Inftruit par d'Ormeflon, Malsherbe & Rofambo, De 1'intègre Equité je ferai mon flambeau; Et Bufton m'apprendra par quel eftor fublime De foi-même on s'élève a la publique eftime. A qui cherchc la gloire il faut de tels fecours: Voila fous quels drapeaux je veux marcher toujours»

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