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& 1'éguillon du befoin ne peut nous preffeï cónf-

tamment avec la même force que pour les biens immédiarement lies a 1'intérêt de notre confervation;

Quel eft donc l'homme phyliquement heureux ? C'eft celui qui, bornant fes défirs aux objets de ce dernier genre , défend a fon imagination de fuppofer le même prix a tous les autres , & fait auffi bien s'en paffer qu'en jouir.

Et l'homme phifiquement malheureux , quel eft-il ? C'eft celui qui, dupe de fon imagination , met des biens indifféren9 au même taux que les ' biens elfentiels, s'eft créé plus de befoins qu'il n'a de reffburces , attend le complément de fon bonheur d'ingrédiens trop multipliés ou difparates, &dans fes calculsmet fes privations avant fes jouiffances, comme.Virgile a placé les horreurs du Tartare pour frontifpice au Temple de la Félicité.

II s'enfuit de-la que le bonheur eft réellemene une vertu morale , puifqu'il dépend de nous en dernière analife, non pas, a la vérité , dans le fen* qu'on pourrait Pentendre, c'eft-a-dire, dans le fens que nous puiffions le tirer de notre propre fonds comme 1'on tire Peau d'un puits j mais paree qu'il ne tient qu'a nous de difcerner les objets dont on

peut

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