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Le Capitaine Oorthuys recut les mêmes ordres de nótre part, fes ihitructions portoient au furplus, de faire voile pour Ville Franche, & d'y prendre les vivres qu'on lui envoyeroit d'ici, de convoyer Ie Navire Marchand qu'il avoit avec lui jusqu'a Gènes, & d'aller dela a Livorne, ou a tel autre endroit, oü Je Contre-Amiral Binkes, ou quelque autre Officier, Commandant dans Ja Méditerranée, le deftineroit.

La République fe trouvant en guerre avec une Puilfance Maritime^ ón devoit naturellement s'attendre de la voir principalement attaquée fur mer. 11 n'étoit pas impoffible cependant que 1'Angleterre ne fit quelque entreprife fur les Cötes; foit en risquant une defcente formelle > foit en tentant un coup de main a 1'aide de fes Armateurs, & d'autres Vaiffeaux. Les Annales de la République ont confervés plufieurs exempies de cette nature; nous ne rappellerons que celui de 1'année \666y lorsque les Anglois defcendirent dans Me de Ter Schelling s oü ils réduiürent en cendres plus de 350 habitations.

* Les Bourg-meftres d'Amfterdam appréhendoieht qu'avec un puiffant; armemerit de Vaiffeaux légers, de Bateaux plats, de Troupes, & de Canon on ne vint attaquer leur Ville.

La Nord - Hollande témoignoit beaucoup d'inquiétude, il en éclata auffi en Zélande en plufieurs occafions. Par le même principe on défi-, roit en Frife que les Garnifons fuffent augmentées, il étoit impoffible de iatisfaire aux demandes réitérées qu'on faifoit de tout cóté, on exigeoit des renforts de Troupes & d'Artillerie, ce qui n'étoit pas facile d'opérer furtout en hyver, vu 1'incommodité des marches, & la difficulté du tranfport.

Cet empreffement, ces infiances ne juftifierent que trop aïors la néceffité dune légere augmentation de Troupes, cpe L>L. HH. PP, de concert avec nous, avoient depuis longtems demandée, & qu'a rocca"fion de cette guerre, nous avions de nouveau vainement follicitèe.

Nous étions obligés cependantde nous tenir fur nos gardes, & de nous préparer a repouffer l'hnnemi, dans quelque endroit qu'il ofat tenterune defcente, ou commettre des ravages; 1'étendue des Cötes & 1'incertitude du lieu, contre lequel il pouyoit diriger fes coups, rendoient ces précautions fort difficiles.

Dans ce deffein nous fimes marcher un renfort de Troupes en Zé* lande, en Nord-Hollande, & vers les Cötes de la Frife.

Comme Puiffance Maritime, la République avoit plus a craindre en Hollande qu'en tout autre endroit. En effet fi 1'Ennemi fongeoit a exécuter les deffeins qu'il étoit naturel de lui fuppofer, il paroiffoit pro-, bable que fes efforts feroient dirigés vers le point oü il rencontreroit le moins d'obftacles, & pourroit caufer le plus de dommage.

E Ceif

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