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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. VI. 509

Ie Prince d'Orange & le Comte d'Egmond, qui eroyoient ces troupes plus H néceflaires dans le pays, s'oppoferent a leur dépar. Elilabeth Reine d'An- » •leterre ayant promis des fecours au Prince de Conde, Marguerite promba _ Pentrée des draps Anglois. Cette prohibition fut également funelte a 1'An- , gleterre & a la Hollande; auffi Philippe Cx Elilabeth, après quelques négo- m ciations, rétablirent-ils la liberté du commerce, conformément au Grand»

TrCeependant les troubles augmentoient dans les Pays-bas. II y eut des af- I femblees a la Cour de Marguerite; il s'en tint chez le Prince d'Orange: Marguerite fit des pétitions, qui furent refulèes. Le Prince lui demanda en plein Confeil la convocation des Etats généraux, pour remédier aux maux qui affligeoient les Provinces. Granvelle, qui avoit tout lieu de craindre Pinfluence que Guillaume auroit fur cette aflèmblée, perfuada a la Ducheflè que cette convocation lui feroit préjudiciable èk qu'on ne manqueroit pas " d'y porter atteinte aux droits de la Couronne: qu'il falloit rejetter dans " tous les cas, la propofition du Prince d'Orange, mais furtout dans cette " circonftance, paree que les Abbés indignés de la diminurion de leurs re" venus, la Noblefle du fecond ordre & les Députés des villes, féduits par '„ Guillaume & par les autres Seigneurs, ne manqueroient pas d'emporter " tous les fuffrages. " (2) Ces railons furent euvoyées a Philippe, qui les approuva ék donna de nouveaux ordres a la Gouvernante de faire exécuter fes édits, avec la plus grande févérité. Le Prince d'Orange ék les autres Seigneurs, bien perfuadés que Philippe ne permettroit jamais une aflèmblée, oü la Nation étoit en droit de difcuter fes intéréts, voyant les viétimes du fanatisme laffer le fer des bourreaux, Granvelle cherchant a perlüader au Souverain que la négligence des Gouverneurs des Provinces, multiplioit les feétaires, prirent le parti de s'adreflèr a Philippe même. Le Prince d'Orange , les Comtes d'Egmond ék de Hoorn écrivirent au Roi , que le feul j moyen de ramener la tranquillité publique, étoit de rappeller Granvelle, dont le defpotifme Pa voit rendu 1'objet de la haine univerfelle; qui n'apportant au Confeil que des réfoludons prifes dans fon cabinet, abufoit de fon crédit pour fe rendre maitre des déiibérations; qu'il leur étoit impoflible de fervir utilement le Roi ék le Peuple, tant qu'un Miniftre.fi coupable auroit un pouvoir auffi iüimité; que 1'on rappel leur laiflèroit le pouvoir de foutenir 1'autorité Koyale ék maintenir la pureté de la foi Catholique. (3)

Philippe répondit avec beaucoup de modération; mais il s'excufa fur le rappel de Granvelle, n'étant pas dans Pufage de renvoyer fes Miniftres fur les plaintes de leurs ennemis, fans leur donner la liberté de fe juftifier; il les en rageoit a prouver leurs accufations, ék s'ils ne vouloient point le faire par édrit» d'envoyer l'un d'eux a Madrid. Les Seigneurs èk le Prince d'Orange, mal fatisfaits de cette réponfe, écrivirent une feconde lettre, dans laquelle ils témoignoient leur furprife , du peu d'égards que le Roi avoit pour leurs repréfentations: qu'ils ne lui avoient point écrit comme accufateurs de Granvelle, mais comme. étant obligés par leurs emplois, de Pinformer de tout

CO R«pin Thoyras Hift. d'Angl. T VI, L. 17. CO Watfon Hift. de Philip-

pe II. T. L L. 7. (3) Wem. Ibid. ,

Sss 2t

jl. da

)llande.

55-1567'

dommer cs ertumpis rétabli.

roubles.

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Les Seigneur! écri' tent au Roi»

Réponfe de Phiüipe.

SeconoB ettre.

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