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Sect. VI

Hijl, de Hollande

Sa rstrai 1504.

Viglius g

Barlai-

dont.

Efforts 1 Guillaum en faveui de la ToU rance.

Progrès c, Guillaumt

512 HISTOIRE DE HOLLANDE

. ger qui raenacoit Granvelle. (1) Philippe frappé du récic d'Armenteros

promit de faire favoir inceffammenc fes volontés au fujet du Cardinal II dé;>.tendk aux Seigneurs.de quitter le Confeil; chargea le Secrétaire de' Mareue" _ rite d'une lettre particuliere pour Granvelle, dans laquelle il lui permettoit tf. de quitter fon emploi & de fe retirer en Franche-Comté. II partit peu de tems après, fous prétexte dalier voir fa mere. Mais Philippe ne pardonna jamais au Prince d'Orange & aux autres Seigneurs de 1'avoir obligé de le renvoyer. (2)

La joie que caufa le départ de Granvelle fut générale. La Gouvernante en témoigna fa fatisfaétion. Le Prince d'Orange rentra dans le Confeil- il travailla a réumr les Seigneurs & a faire revivre les Privileges. Marguerite qui connoiffoit fa probité, le foutenoit auprès du Roi; mais fans ceffe con, trané dans fes projets d'adoticir la perfécution, par Viglius & Barlaimont, Cathohques zeles & partifans outrés de Granvelle, il vit la Régente adopter leurs principes. Cependant il faifoit tous fes efforts pour réunir les efprits, il attiroic chez lui les députés des Provinces, les invitoit a fa table & les aidoit dans leurs affaires particulieres. II vouloit introduire la Tolérance mais la cabale des Cardinaliftes lui en ötoit tous les moyens: on fit même' « dans la fuite un crime a Guillaume, aux Comtes d'Egmond & de Hoorn ; des efforts qu'ils avoient faits pour amener la Paix & PUnion. (3) Cepen'• d£l"t par fes foins le Confeil d'Etat prit le deflus fur le Confeil privé: c'étoit-la le grand objet de fes vceux. Marguerite ne confultoit plus en particulier Barlaimont & Viglius; & quand elle les auroit confultés, il n'en eut pas moins fallu que leurs réfolutions euffent été portées au Confeil d'Etat En effet, on préfenta un placard , qui afftijettifibit au décret ceux qui auroient pafle un mois fans fréquenter les églifes. Le placard fut rejetté, contre le vceu des Cardinaliftes. (4) e Guillaume par fon affabilité, par fes vues droites & juftes, fe concilioit . 1 amour des Grands & du Peuple. On difoit hautement que les Proteftans étoient en trop grand nombre pour efpérer de les détruire par les fupplices • qu'il y avoit des moyens plus doux de les extirper, la réforme du Clergé' la perfuafion, 1'adoucifièment des Edits, & la rolérance des Religions: quant aux abus du Gouvernement,on difoit que Ie mtilleur moyen de les réformer étoit d'élever le Confeil d'Etat au deffus des autres. Ces difcours paruren: affez importans a Marguerite pour aflèmbler le Confeil, & pour délibérer s'il falloit en avertir le Roi ék le preffer de venir. Une partie du Confeil étoit encore animée de 1'efprit de Granvelle. (*) Ses partifans craignoient que la Gouvernante féduite par Guillaume, n'inftruifit Philippe & ne le défilMc. lis

fou-

(O Vita Vigl. N°. 82. CO Watfon ubi fupr. Bentivogl. Grotius. Apol. du

Prince d Orange a la fuite de Watfon T. IV. (4) Repert des Placards de Hollande.

> C ) Perrenot de Granvelle étant arrivé a Befancon, 1'Archevêché vint & vaquer & il i obtint. Comme par fes créatures il gouvernoit encoie les Pays-bas , Philippe a la follicitation de Marguerite, 1'envoya a Rome; il le chargea enfuite de négocier une Ligue con. tre le Ture, & lui donna la Vice- Royauté de Naples. II étoit fur le point de revenir a JBefancon, lorfque Philippe le nomma Ambaifadeur pour conclure le mariage du Duc de Savoye avec 1'Infante Catherine, fille du Roi. II finit fes jours a Madrid ie 12 Septembre 1500, agé de 70 ans.

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