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Correspondance politique sur les affaires présentes de la Hollande. Feuille périodique pour servir a l'histoire de ce siècle

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Civile Litteraire.

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qu'elles euffent formé une convention de Neutralité avec le Roi de France, k 1'occafion de la Guerre furvenue dans 1'an 1733 , touchant ia fuccefllon du Trone de Pologne; par cette convention, fa Majefté déclaroit qu'elle n'attaqueroit point les Païs-Bas Autrxchiem, & Vos Hautes Puiflances promettoient, de ne prendre aucune part dans l'affüre de la Pologne, non plus que dans les différents auxquels cette affaire avoit donné ou pourroit donner occafion dans la fuitc.

II s'en faut donc de beaucoup que la Milice de 1'Etat,. foitk préfent auifi forte qu'on a cru ci-devant, qu'il convenoit qu'elle fut regulicrement, ou même qu'elle a été après la Neutralité de 1T33 Elle efl plutöt beaucoup plus foible qu'elle n'a été, depuis la réduction de 1736, jufqu'a 1'augmentation de 1741- L'unique chofe qui remedie a cc petit nombre, c'eft qu'actuellemcin, dans les places de la Barrière, (excepté IMamur & fon chateau) il n'y a pas plus de gamifon qu'il ne faut, pour ne pas fembler renoncsr k un droit qui a tant couté k la Iöépublique. Mais c'eft un remede bien déplorable, & quï feroit bien foible, li Namur étoit garni comme il conviendroit.

Que les Confédérés ayent maintenant, la complaifance de fe demander k eux-mêmes, fi dans ces tems-ci, la République eft fure avec tretite & trois mille hommes; & 11 elle ne s'expofe k aucun danger, cn laiffant les chofes fur ce pied-lk? Son Alteffe & le Confeil ne s'attendent pas, que quelqu'un décide la prémière de ces questions par un Oui fincère & ingénu. Si l'on a jugé cidevant, qu'un nombre d'environ cinquante Mille hommes n'étoifpas trop grand, en tout tems; il leur femble qu'il n'en faut pas moins, lors qu'on voit que non feulement les plus puiffans Princes de YEurope font fortement armés; mais même, qu'une feconde Guerre s'eft aliumée entre eux; que les Alliés naturels de 1'Etat font engagés, chacun en particulier, comme parties principales dans cette Guerre mutuelle, que chacun, de fon cóté , fe croit en droit de réclamer 1'exécution des Traités, qui fubfiftetit entre eux & Vos Hautes Puiffances; que les Barrières font ouvertes, & que les Pays-Bas Autrkhiens, qui font le Boulevard de la République, font dégarms de Troupes; que Ie Territoire'de 1'Etat eft entourré de celles des Puiffances qui font en Guerre, & qu'on a bien plutot fujet d'être étonné, que jufques ici, les hoftilités n'ayent point eu lieu fur les Froutieres de 1'Etat, que de fe flatter qu'elles en refteront éloiQ 3 gnées;