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€ontradictions, &c. 22(jj on convint encore de fe louer réciproquement dans !es affemblées publiques, dans les petits cercles, dans les brochures, dans les in-folio, & de ne dédaigner aucun des» moyens qui pourroient augmenter le crédit & la réputation de la feéte..

II eft difficile, en intriguant, en cabalant, & en voulant écrire dans tous les genres, & fur toutes fortes de fujets, de ne pas toraber dans des méprifes qu'une étude aflidue, une longue méditation & une véritable érudirion peuvent feules faireéviter. Mais les Phiïofophes du parti comptoient fur la légéreté du public, qui n'approfondit rien , & ne manque jamais d'adopter les erreurs & les fauffes opinions, lorfqu'elles font prélëntées d'une maniere féduifante. D'ailleurs, il faut des talents pour féduire, il ne faut que de la raifonpour convaincre; le defir d'amufer & de plaire 1'emportoit fur celui de perfuader». M. de Voltaire difoit : 'Je veux bien qu'on ne me croie pas:, pourvu qu'on me life. Auffi dans tous fes écrits, s'eft-il joué de la vérité avec autant d'audace que de fuccès. II n'étoit point favant, & il eut la foibleffe de vouloir en impofer rt cet égard , & de faire des citations Hébrarques &Grecques , quoiqu'il ne fftt pas un mot de ces deux langues, comme il a été forcé de 1'avouer lui - même dans fes réponfes aux réfutations- de fes ouvrages* 1 n'avoit aucune connoiflance des arts ^ & II en a parlé lans difcernement & même fans goüt, par-

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