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§40

Le M AGASIN

nous 1'aimerons de tout notre cceur, & que nous Ie ferviron?. Quand ces petits enfans fürent lire; ils lifoient avec bien du plaifir tout ce qui étoit dans leurs livres, & ils en parloient toute la journée. D'ailleurs ils étoient fort bons, & fort obéïflTans a leur mère-

• Au bout de deux ans cette pauvre femme tomba malade, & elle connut qu'elle alloit mourir ; elle étoit bien inquiète pour fes pauvres enfans, mais k Ia fin elle penfa que Dieu qui étoit fi bon en auroit foin. Elle étoit couchée dans le creux de fon arbre, & aïant appellé fes enfans elle leur dit: je vais bientöt mourir, mes chers enfans, & vous n'aurez plus de mère. Souvenez- vous pourtant que vous ne ferez pas tout feuls, & que le bon Dieu verra tout ce que vous ferez. Ne msnquez jamais k Ie prier matin & foir. Mon cher Jean , ayez foin de votre fceur Marie, ne la grohdez point, ne la battez jamais; vous êtez plus grand & plus fort qu'elle, vous irez lui chercher des ceufs & des fruits. Elle vouloit aufii dire quelque chofe k Marie; elle n'en eut pas le tems, elle mourut.

Ces pauvres enfans ne comprenoient point ce que leur mère vouloit leur

dire,

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