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Eh bien! Qu'arriva-t-il? Nous fümes très-heureux, Paree qu'a difputer nous étions faits tous deux: On fe connoit du moins; cela s'appelle vivre: Mais quand, plein de Pardeur dont Ton ame s'enyvre, Chacun s'exagérant de 1'autre les vertus, Croit qu'une fois vcnu, 1'am.our ne s'en va plus, Et qu'il dure toujours; c'eft alors qu'il faut craindre Que 1'un de 1'autre enfin ils n'ayent a fe plaindre. Fi de ces amoureux a grande paffion, De ces hymens fofmés par inclination! Quand on vous maria, je le dis a mon frere, Mais ordinairement il ne m'c'coute guere. L'augure lui fembloit auffi faux que fatal , Quand je difois qu'un jour cela tourneroit mal, Et je devinois julie.

Verseuil.

Oui, je vpis avec peine Qu'un caprice du fort peut brifer une chaine, Dont rinclinatLm avoit tiffu les nceuds; Mais elles ne font pas toutes des malheureux, Ces douces unions que 1'amour a ipndées, Et je crois qu'il en eft ...

O r. r ii i s e.

Voila de vos idéés! Vautez-les donc encor ces douces unions! Je vois mieux que vous tous; mes principes font bons, Et j'y tiens; déformais ayez-y confiance. Quoiqu'il en foit, Verfeuil, dans cette circonflance, Vous avez fgu du moins prendre le bon parti,

. Verseuil, Oh! J'y fuis réfolu.

O r p h i s e.

Point de brouille a demi'; Rien n'eft fi dangereux: vous connoilfez Mélife, Qui de fon jeune époux fembloit fi fort éprife; Ceux-la s'étoient encor mariés par penchant: Un jour, ainfi que vous, très-férieufement, De propos en propos enfemble ils fe brouillerent; Mais Ü furvint des tiers qui les raccommoderent, Et nos habiles gens difoient que c'étoit bien:

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