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Voyages imaginaires, songes, visions, et romans cabalistiques. [...] Tome trente-quatrième. Troisième classe, contenant les romans cabalistiques.

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io8 Le Comte de Gabalis? font venues toutes ces hiftoires des fées quö vous trouvez dans les légendes amoureufes du fiècle de Charlemagne & des fuivans. Toutes ces fées prétendues n'étoient que fylphides &C nymphes. Avez-vous lu ces hiftoires des héros & des fées ? Non , monfieur, lui dis-je.

J'en fuis faché, reprit-il, car elles vous euffent donné quelque idéé de Tétat auquel les fages o.u réfolu de réduire un jour le monde. Cts hommes héroïques, ces amours des nymphes , ces voyages au paradis terreftre, ces palais & ces bois enchantés, & tout ce qu'on y voit des charmantes aventures, ce n'eft qu'une petite idéé de la vie que mènent les fages , & de ce que le monde fera quand ils y feront régner la fageffe. On n'y verra que des héros, le moindre de nos enfans fera de la force de Zoroaftre, Apollonius, ou Melchiledech ; & la plupart feront auffi accomplis que les enfans qu'Adam eut eu d'Eve s'il n'eüt point pêché avec elle.

Ne m'avez-vous pas dit, monfieur, interrompis-je , que Dieu ne vouloit pas qu'Adam & Eve euffent des enfans, qu'Adam ne devoit toucher qu'aux fylphides , & qu'Eve ne devoit penfer qu'a quelqu'un des fylphes ou des falamandres ? II eft vrai, dit le comte, ils ne deroient pas faire des enfans par la voie qu'ils en firent. Votre cabale , monfieur , continuai-je ,