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L' A M O V R E V X. ^ 1'artaquer. Celui qui fe préfenta le premier, & qu'on appeloit Urgan le dardeur , lui lanca fon dard d'une telle roideur , que le chevalier en auroit perdu la vie , s'il n'eüt pas été fée. Le dard perca la vifière de fon cafque , mais il fe brifa contre fon osil qui fe trouva plus dur que le diamant. L'indomptable Ferragus re tarda guère k fe venger ; il fe lanca fur le géant avec autant d'avidité qu'un vautour fur fa proie , & lui coupa d'un horrible fendant le bras qui avoit jetté le dard , comme il auroit coupé la branche d'un jeune arbriffeau. Ce ne fut pas tout, fon épée rencontrant au retour 1'autre bras du géant qui venoit de fuppléer au défaut de celui qui ne pouvoit plus agir, il le coupa d'un revers avec la même faeuité.

Argefte le démefuré s'avanca pour tirer vengeance de la mort de fon compagnon ; mais le prince farrafm plus léger qu'un oifeau , le prévint, & lui déchargea un fi grand coup fur le cöté, que malgré les plaques d'acier qui le couvroient, il lui coupa la rate par le milieu avec une partie du foie. Ce corps monftrueux fit en tombant plus de bruit qu'un gros chêne qui cède k la violence des vents. Peu s'en fallut même que Ferragus n'en fut écrafé.

Le farouche Turlon , le plus fort des quatre géants, fondit auffi-tót fur 1'efpagnol. II le

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