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Roland

plus déplorable que celle oü les rigueurs de Thisbine 1'avoient réduit auparavant.

Le voila donc retombé dans fes premières langueurs. Irolde étonné de ce changement, lui en demanda plüs d'une fois la caufe; 8c voyant qu'il s'obflinoit a la lui cacher,il en étoit inconfolable : un jour enfin Prafilde prit le chemin du bois ciont on vient de parler, fans vouloir fouffrir qu'aucun de fes gens 1'accompagnat. Irolde qui en fut averti, marcha fur fes pas avec Thisbine , qui ne prévoyant point ce qui en devoit arriver, s'y étoit laifle conduire par complaifance pour fon époux. Leur deflein étoit d'empêcher Prafilde de s'abandonner a f'a douleur , ils efpéroient le trouver fans peine dans ce bois qui n'avoit pas une grande étendue; cependant ils le cherchèrent long-tems envain ; 8c fatigués d'une recherche inutile , ils fe difpofoient a s'en retourner k Balc, lorfqu'une voix plaintive frappa leurs oreil'ies ; elle partoit d'un endroit du bois qui paroifibit le plus touffu. Thisbine en frémit, elle apprchenda que ce ne fut Prafilde, 6c qu'il nefit connoïtre par fes plaintes k fon mari le fujet de fes déplaifirs. Dans cette crainte , elle voulut repréfenter k Irolde qu'il ne devoit point s'approcher du lieu d'oü fortoient ces triftes accens ; que ce pouvoit être une per-

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