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i$6 Roland

A mon égard , le magicien me condamna feulement a ne pouvoir fortir du palais; ce qui fut pour moi le dernier des fupplices, puifque j'y devois voir fans ceffe 1'objet de toute ma haine. L'enchanteur enfuite forma 1'enchanrement du dragon que vous avez tué; & a la confervation duquel il avoit attaché fa propre vie; car vous faurez, feigneur chevalier, que le géant qui a fuccombé fous 1'effbrt de vos coups étoit Margafer lui-même. Comme le chevalier du tombeau étoit mon cruel époux , le magicien par fes charmes , croyoit avoir affuré le repos de Rentig; mais le ciel qui fe joue des projets humains, vous a fait venir dans ce palais pour finir ma peine & celle de 1'obligeante Fébofille. Vous favez le refte , généreux guerrier, il eft inutile de vous en faire le récit.

A peine Doriftelle avoit raconté fon hiftoire , qu'il forrit tout-a-coup d'entre les arbres d'un bois que Brandimart & les deux dames traverfoient alors, vingt a trente voleurs, tant a pied qua cheval; quelques-uns commencèrent par fe faifir de Fleur-de-Lys & de Doriftelle, le refte fe jeta fur le chevalier; mais fes armes enchantées réfiftèrent a leurs coups, au lieu que ces brigands éroient découpés d'une étrange forte par Trenchère, maniée par un bras aulfi vigoureux que celui de Brandimart; & fi 1'un d'entre

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