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par ses usages .Liv. LH. Ch. IJl. t f 7

consacrées pour l'ordinaire a leur renouvellement et a. leut dédicace: Une doctrine antique , et dont nous avons parlé plus haut, pouvoit conduite a cette dernière idéé ; les hommes s étant prévenus que le tems étoit composé d'une suite de périodes, que chacun de ces périodes commencoit par un age d'or et finissoit par des misères et des calamités ; les hommes, dis-je, ont pu penser, lorsqu'ils se trouvoient réduits a quelque extrêmité , que l'on pouvoit écarrer leurs maux en laissant derrière eux le période malheureux oü ils se rrouvoient, pour entrer tout de suite dans un autte dont le commencement étoit toujours un objet d'attente et de desir. De-la enfin cette célébraricn extraordinaire et hors de tems fixés, des fètes qui n'avoient rapport qu'au renouvellement des choses.

On pourroit encore appfiquer cet esprit aux institutions des fêtes nouvelles qu'ordonnoient aussi quelquefois les livres des Sybilles , et dont ils vouloient que 1'anniversaire se célébrat a perpétuité; en effet le principe de tout anniversaire est toujours d'établir un période nouveau et de mettre a la tête de tous les tems futurs 1 objer dont 1'anniversaire fait mémoire.

XI. Examinons encore un autre usage qui a tant de rapport a cet esprit qu'on' peut le regarder comme 1'exphcation complette de rous ces usages. C'étoit une vieille tradition chez les Romains , que pour arröter le cours des calamités publiques , de quelque nature qu'elles fussent , il falloit enfoncer un clou dans la muraiïlè du capitole , et qu'a 1'instant la colère des dieux s'appaisoir (i). Certe triviale cérémonie s'est faite plusieurs fois dans Rome avec la plus grande solemnité; c'étoit un antidote contre leurs malheurs publics, sans que les

(1) Tit. Liv. decad. I, lijj. 'j[

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