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Oeuvres.

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86 Le Christianisme

ciel des régies nécessaires a leur conservation et a leur bonheur. La raison suffit pour nous enseigner nos devoirs envers les êtres de notre espècc. Quel secours peurelle tirer de la religion , qui, sans cesse , la contredit et la dégrade ?

On nous dira, sans doute, que la religion , loin de contredire la morale, lui sertd'appui, er rend ses obligations plus sacrées, en leur donnant la sanction de la divinité. Je réponds , que la religion chrétienne, loin d'appuyer la morale , la rend chancelante et incertaine. II est impossible de la fonder solidemenr sur les volontés positives d'un Dieu changeant, partial, capricieux , qui, de la même l öiche , ordonne la justice er l'injustice, la concorde et le carnage, la tolérance et la persécution. Je dis qu'il est impossible de suivre les préceptes d'une morale raisonnable , sous 1'empire d'une religion qui fair un mérite du zèle, de 1'enthousiasme, du fanatisme le plus destructeur. Je dis qu'une religion, qui nous ordonne d'imirer un despote qui se plan a tendre des piéges a ses sujets, qui est implacable dans Ses vengeances , qui veut qu on extermine tous ceux qui ont le malheur de lui déplaire , est incornpatible avec toute morale. Les crimes dont le christianisme , plus que toutes les autres religions , s'est souillé , n'ont eu pour prétexte que de plaire au Dieu farouche qu'il a recu des juifs. Le caractère moral de ce Dieu doit nécessairement régler la conduite de ceux qui 1'adorent (i). Si ce Dieu est changeant, ses adorateurs

(i) Le bon ioi S. Louis disoit a son ami Joinville que » quand un » la'ique enteiuloit médire de Ia reügion chrétienne, il devoit la dé» fendre, nou-seuleinent de paroles, mais a bonne épée tranchante, » et en flapper les raédisans et les mécréans k travers Ie corps , » tant qu'elle pat enirer ». Voyez le JornyiUe publié par Dueange , page 2.