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ajS Langue Hébraique.

1'antiqv/ité des caractères hébreux. Si l'on cofnpare les minuscules des Grecs avec eux , on rèconnoitra de même qu'elles en ont pour la plupart été tirées „ comme les majuscules 1'ont été du samaritain , et l'on remarquera qu'elles sont aussi représentées en sens contraire. Par cette doublé analogie des lettres grecques avec les deux alphabets orientaux, nous devons donc juger i°. que de tout ce qui a été tant de fois débité sur la nouveauté du caractère hébreu , sur Esdras , qu'on en a fait 1'inventeur, et sur Babylone, d'oü l'on dit que les captifs 1'ont apporté, ne sont que des fables qui démontrent le peu de connoissance qu'ont eue les Juifs de leur histoire littéraire , puisqu'ils ont ignoré 1'antiquité de leurs caractères , qui avoient été communiqués aux Européens plus de mille ans avant ce retour de Babylone ; 2°. que les deux caractères nommés aujourd'hui hebreu et samaritain , ont originairement appartenu au même peuple, et particulièrement aux anciens habitans de la Phénicie ou Palestine, et que le samaritain cependant doit avoir quelque antériorité sur 1'hébreu , puisqu'il a visiblemenr servi a sa construction , et qu'il a produit les majuscules grecques; étant vraisemblabie que les écritures ont consisté en grandes lettres, et que les petites n'ont été inventées et adoptées que lorsque eet art est devenu plus commun et d'un usage plus fréquent.

Au tableau de comparaison que nous venons de faire de ces trois caractères, il n'est pas non plus inutile de joindre-le coup d'cril des lettres latines ; quoiqu'elles soient sensées apportées en Italië par les Grecs, elles ont aussi des preuves singulières d'une relation directe avec les Orientaux. On ne nommera ici que C, Z_, P , q et r j qui n'ont point tiré leur figure de la Grèce, et qui ne peuvent être autres que le caph, le lamed,

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