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Oeuvres.

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etAlexandre le Grand. Liv. VIII. r i r soit a marcher contre lui. Alexandre en erTet continua sa route et parcourut sans résistance le reste de la Ccelesyrie, et entra dans la Palestine. Jérusalem trembla au bruir de sa marche, et sa frayeur n'étoit pas sans fondement. Elle avoit tout a craindre d'un vainqueur fier et courroucé , a qui elle avait refusé ces secours par attache.nent pour Darius, et que les Syriens irritoient encore par la haine qu'ils portoient a la nation juive. Dans un danger si pressanr , Jaddus, grand prêtre, se voyant exposé a un péril iriévitable , eut recours au Seigneur. II ordonna des prières publiques orTrit des sacrifices , et fit des hbarions extraotcunaïrés pour implorer sa protection. La nuit suivante, Dieu lui apparut en songe, lui dit de faire répandre des fleurs dans la ville, de faire ouvrir toutes les portes , et d'aller revêtu de tous ses habits pontificaux , avec tous les sacrificateurs vêtus aussi des leurs et tous les aurres vêtus de blanc au-devant d'Alexandre, sans appréhender sa colère , paree qu'il les* protégeroir. Cette auguste procession dès le lendemain s'avance hors de la ville , jusqu'a un endroit élevé que 1'on appeloit Sappha , d'oü 1'on découvroit tout le pays. On y attendit dans eet état 1'arrivée d'Alexandre.

Les Syriens et les Phéniciens qui étoient dans son armée, ne doutoient pas que dans la colère oü étoit ce Prince j il ne fit punition du grand sacrificateur, et qu'il n'allat pour détruire Jérusalem, comme il avoit détruit Tyr. Pleins de joie, ils s'attendoient a repaitre leurs yeux , du malheur d'une nation qu'ils haïssoient mortellement.

Quand les Juifs apprirent que le roi étoit proche, ils allèrent au-devant de lui de la manière pompeuse qui a été décrite. Dès que le prince appercut cette multituded'hommes vêtus de blanc , précédés de tous les prêtres avec leurs habits de fin lin , et a leur tête le grand