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du Maréchal dc Richelieu. 33

qui alloit être tué, de s'échapper promptemem\

Richelieu fit jouer un autre röle k ce valetde-chambre. II étoit devenu jaloux de fa maitrefie > & voulut s'aflurer s'il n'avoit point un rival éga* lement heureux. Les nuits qu'il ne pafibit pas chez elle , il envoyoit eet homme, qui avoiï ördre d'examiner tous ceux qui entroient chez la Popelinière. II fe mettoit dans un de ces tonheaux qui fert a contenir l'eau des chevaux de fiacre; il payoit un homme pour le vuider, & lui permettre de s'y retirer. II avoit deux piftoIets, pour fe défendre en cas de befoin, &£ il rendoit le lendemain compte au duc de fes obfervations. Elles ne furent poiiit défavorables a madame de la Popelinière, & la tranquillité ne tarda point a renaitre dans 1'efprit de fon amant. II fut cependant décidé entr'eux qu'ils mettroient encore plus de circonfpe&ion dans 1'emploi des moyens de fe trouver enfemble»

Les fêtes qu'occafionna le mariage de M. le dauphin avec Pinfante d'Efpagne, leur fournirent plufieurs occafions de fe voir : & Richelieu, au milieu de ces réjouiffances, confioit k fa maitreffe le chagrin qu'il épröuvoit de ce qu'on 1'avoit privé de 1'honneur d'aller chercher la princelfe. II avoit été nómmé a cette ambafiade , &c il voyoit de très-mauvais ceil, qu'un autre en eüt été chargé. Il ne poitvoit expliquer la cónduite du roi, qui le. traitoit toujours parfaitement bien, & qui lui avoit donné ce défagrément.

L'humeur qu'il épröuvoit de cette efpèce de difgrace, ne nuifoit pas k fon amour ; il paroiffoit être tout entier k madame de la Popelinière. Cependant, il trouvoit le tems de Continuef une

Tome II, C

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