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Vie privée du maréchal De Richelieu, contenant ses amours et intrigues

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du Maréchal de Richeïieu. 177

dans le même moment, & fe retournant vers fon mari, elle lui dit qu'elle étoit étonnnée qu'il ne fe contentat pas de 1'amitié & des attentions qu'elle avoit pour lui ; que c'étoit lui qui avoit commencé k ne pas répondre a l'amour le plus tendre ; qu'elle 'avoit gémi deux ans dans 1'attente de fon retour; & que, fe croyant condamnée a éteindre des fentimens fi chers, elle étoit parvenue a trouver le calme qu'il avoit paru defirer voir naitre en elle : que ces efforts étoient fon ouvrage, & qu'il n'étoit plus tems de vouloir le détruire. Elle lui tendit la main, en lui offrant de vivre avec lui comme avec un ami, & en le fuppliant de n'en pas exiger davantage. Elle paria avec tant de nobleffe & de fermeté, que la ducheffe de * * ne fut que lui répondre , & fon mari fe retira confterné de fa réfolution. . De retour k Paris , nous nous vimes peu au petit appartement. Le prince étoit devenu exceffivement jaloux; il avoit forcé fa femme de faire fermer fa porte a Gontault, qui, toujours amoureux, lui rendoit des vifites affez fréquentes. Elle me manda qu'elle avoit un argus qui la furveilloit fans ceffe. II y avoit plufieurs jours que je ne 1'avois vue, & je me hafardai d'aller chez elle; les ordres ne me regardoient pas, & je la trouvai feule. Elle me fit part des chagrins que lui «aufoit la jaloufie exceffive de fon mari, & me dit qu'il falloit pour quelque tems ceffer de nous voir. Je lui avois écrit, dans la crainte oü je n'aurois pu lui parler , & ma lettre contenoit la manière de s'y prendre, pour me donner de fes nouvelles; je ia lui remispour qu'elle en fit ufage, craignant toujours d'être furpris, & de ne pouTome III. M