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DE L'ESTOMAC. 1^

dol vent produire un chyle plus grofÜer; de-la, toutes les obftructions & la foule de maladies qui en dépendent, telles que lesecrouelles, les fquirres, certaines hydropifies, la jaunifie, les fleurs bhnches dans certains cas, & par une raifon contraire, le relachement des tuniques du ventricule, fera accompagné de la diflblution des fluides; & ces deux altérations fe communiquant de proche en proche au refte de la machine, produiront toute* les maladies dépendantes de la difTolution des humeurs, telles que le fcorbut, le cancer, les dartres, les hydropifies fpontanées, les ulcères des vifcères, les pertes des femmes produites par errofion, les fièvr^s malignes, &c.

On doit rapporter aux mêmes caufes la faim canine, le dégoüt, 1'appétit dépravé, les difFérentes «fpèces de coliques, les déyoiemens ou vomiffemens opiniatres, les dyfFenteries, les vertiges , les maux de tête habituels, les infomnies ou aflbupifTemens, les vapeurs dans plufieurs occafions, & même certaines épilepfies. Tout le monde fait que certaines défaillances, & fouvent 1'apoplexie , font les efFets d'une indigeftion ou d'une fuite de digeftions mal faites. Les fièvres putrides n'ont jamais d'autre caufe, & les intermittentes en dépendent prefque toujours. C'eft a la foiblefFe de 1'eftomac qu'oq attribue toutes les rechütes, qui font fi fréquentes après les maladies aigues.

Je fuis fort éloigné de penfer que toutes les maladies que je viens de nommer, ne puiffent dépendre de plufieurs autres caufes, que du dérangement des digeftions. Je prétends feulement dire, que c'eft la leur fource !a plus ordinaire. Je fais bien qu'il y a un très-grand nombre de

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