Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

326"

R Ê G L E S

»■ il ■■ H*$S&i*i j -=8=:^

Réflexions générales fur le Corrége d> y]/r /o/z GWr.

f • e

jL*E Corrége a commence , ainu que tous les autres Peintres de fon temps, par un goüt fee & une fervile imitation de la Nature, mais il s'en efl affranchi plutót qu'eux. On prétend qu'il n'a pas connu 1'antique, ce qui paroit faux; car il a donné a fes femmes des coeffüres femblables a celle. de la Vénus de Médicis. On fait qu'André Montaigne étoit grand partifan de 1'antique , au point que fes adverfaires difoient qu'il feroit mieux de peindre fes tableaux en grifaille qu'en couleurs , paree qu'alors ils imiteroient mieux les bas reliëfs antiques ; ce qui n'eft cependant pas vrai, car il n'avoit ni la grace ni la beauté, ni même le ftyle des Anciens, quoiqu'il cherchat a les imiter. Enfin , plufieurs Ecrivains prétendent que le Corrége a été le Difciple d'André Montaigne, ce qui paroit affez probable , puifque fes ouvrages tiennent de fon goüt, fi ce n'eft qu'ils font un peu plus moëlleux. Si cela eft, il ne paroit pas vraifemblable que le Difciple d'un partifan de 1'antique n'ait pas connu 1'antique. On dit auffi- qu'il n'a jamais été a Rome, ce qui eft encore incertain; car on alfure qu'il prit 1'idée principale de fa cou-

Sluiten