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DE TRENCK. 133

è mon cceur, jufiement foulevés contre eet eflaim de vipères, le foible foulagement de placer ici una Iégère diatribe. Revenons au fait.

De chez les Jéfuites je retournai trifte & indigné a mon cabaret; j'y trouvai un officier Pruffien recruteur, qui m'attendoit, & qui voulut m'engager, par toutes fortes de rufes, ü m'enróler: il m'offrit jufqu'a 500 écus d'engagement, & le baton de caporal, en cas que je fufTe écrire. Je lui dis que j'étois un Livonien de nation, qui avoit déferté d'Autriche, pour aller recueiilir une fucceffion dans mon pays. Aprés un long entretien, il me dit a 1'oreille, que j'étois un voleur; que j'allois être arrêté par le magiitrat: mais qu'en m'engageant , perfonne ne pourroit me punir.

Ce langage me parut étrange: a l'inftant je redevins Trenck ; je lui donnai un foufflet & tirai mon fabre: au lieu de fe défendre, il fauta dehors en recommandant au cabaretier de ne me pas lailTer fortir. Comme je favois qu'en vemi d'une amniftie, la ville de Thorn hvroit clandeftir nement les déferteurs au Roi de Prulfe, j'eus peur; je me mis a la fenêtre, & je vis entrer dans la maifon deux bas • officiers Pruffiens. En un moment j'eus fabre & piftolets en main; Schell en fit autant, & nous rencontrames les Pruffiens a la porte de la chambre: Ie piflolet armé, je leur criai: „ place 1" les Pruffiens furent interdits; ils tirèrent leurs fabres & reculêrent: I 3

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