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La vie de Frédéric, baron de Trenck.

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^hangés& de cette manière je perdis deux de mes meilleurs amis. Je ne tardai pas a en avoiï gagné deux autres avec mon argent, ce quj m'étoit d'autant plus facile, que je favois qu'on ne choififfoit pour la milice que des ofSciers pauvres ou mécontens..

Ainfi toutes les précautions du gouvernement furent inutiles; & au fond du cceur, tout le monde fouhaitoit déja que je trouvaffe les moyens de ravoir ma liberté.

Jamais je n'oublierai la générofité & TinduIgence que le magnanime Landgrave me témoigna dans cette circonftance délicate. Je 1'en ai remercié en perfonne a Caffel quelques années après, & j'appris alors de fa bouche beaucoup de chofes qui confirmèrent mes foupcons fur les traitres de Vienne. Je trouvai chea lui beaucoup de bonté, de confiance & d'eftime; je refpefterai, je chérirai toujours fes cendres, & je chercherai a. éternifer fon nom avec mon hiftoire, paree que dans le malheur j'ai toujours trouvé en lui un homme généreux.

Etant retombé férieufement malade peu après cette aventure, il m'envoya fon médecin & des mets de fa table; défendit qu'on m'éveillic pendant deux mois , & me fit óter le carcan: ce qui lui valut des reproches amers de la part du monarque, comme il me Ta afluré depuis mon élargiflefflent.

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