Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Partie V. 15

montrer. Elle 1'envoya chercher par Marie, que je veux garder avec moi, quoiqu'elle ne fache pas coifer ; je prendrai une femmede-chambre. Edmond en-voyant cette fille a paru tranfportéde joie : — Des nouvelles de ma Sceur ! — Oui. Monfieur; m.mo Laure vient d'en-recevoir; elle vous attend-. Il a tout quitté. Marie , qu'on avait envoyée en-voiture , a taché de le devancer, pour nous prévenir. Laure 1'a attendu; moi, j'ai paffe dans une autre pièce.

—Eh-bien, chère Cousine, a dit Edmond, en-entrant, Urfule met-elle fin a mon tourment ! — Oui , mon Ami : cette pauvre fille ne fonge qu'a toi, & ta peine 1'occupe bien-plus a-présent, que l'envie de faire fon mariage. Seroit-il poffible ? Oiï eft-elle ? m'eft-il permis de la voir? —Je ne fais. — Ah-Dieu! Vous me flatez, Laure-! A ce mot, je n'ai pu me retenir, je fuis venue par derrière fur la pointe du piéd, & je l'ai embraffé. Il m'a reconnue a ma main. —- C'eft ma Sceur-! & il a porté cette main a fa bouche. J'ai été touchée au-dela de toute expieffion ; je me fuis jetée dans fes bras, fondante en-larmes. —Jamais, jamais, me fuis-je écriée , je ne donnerai le moirdre chagrin a un fi bon Frère ! qu'il parle ; fes volontés feront des lois pour moi. Edmond m'a ferrée contre fon cceur , fans pouvoir me répondre en ce premier moment; 8c lorfqu'il alait parler, le Marquis eft entré,

Sluiten