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La paysane pervertie, ou Les dangers de la ville.

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Partie VIT. 1 que pour vendre aux Autres , fon temps , ion corps , fa volonté , il faut n'avoir plus

d'ame ! On m'a-enfin négligéc dans cec

état : la crafte dont j'étais couverte me rendait dégoutante , & fi quelque Marmiton , fur le récit de ce que j'avais-été , voulait encore m'outrag=r , je favais 1'écarter par une apparence de fureur. Je commencais a être fi-abandonnée de tout le monde , qu'a-peine me donnait-on de la nourriture : on mefaisait-couc'ner dans une loge, deftinée au gros Chien de-gard?, & oü je ne pouvais me tenir qu'affise. Cependant je guettais le Nègre , & fur - tout 1'Italien. Mais ce Dernier n'ayant-plus de vengeance a prendre d'une Imbécile , abandonne ma vie a la merci de fes Valets ; il ne parait plus.

J'oubiiais un trait d'humi'iiation que j'effuyai; c'eft qu'un-jour, il me fit-fcrvir de jouet a toute ft Valetaiile , devant deux Filles cu-monde , qu'il avait fait-venir a cette maison de-campagne ; que ces deux Malheureuses me firent des infamies déteftables,

&c que ma plume refuse d'écrire Je les

gourmai de mon mieux : mais elles me le rendirent jufqu'a me laüfer pour morte. Ces fortes de Femmes font des bêtesféroces, plus-cruelles que le Porteur-d'eau , que le Nègre lui-même.

C'eft dans Fétat d'abandon oü je fuis aprésent, enfermée dans une cour intérieure entourée de hautes murailles , que je vous eens, Je vais ta.her de guettsr par un ccilA 4