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ïjj. Paysane pervertte,

feras une bonne ( elle trancha le mot) ,

tu feras libre : mais il faut 1'être, & voloncairement-. Je ne répondis , qu'en-priant •cette Femme de me ménager. Elle le promit, fi j'étois bonne - fille , après une peïite épreuve. Quelle petite épreuve ! du-

xant fix femaines J'ai - cru que

j'y fuccomberais. Je n'ai- pas -marqué Ia moindre répügnance : aucontraire , je demandais a employer tous mes momens. J'ai-gagné par ce moyen i'amitié de la G**, 8c j'ai-commencé a jouir d'un peu de liberté Oh ! fi je pouvais m'échapper!

Mais il fint que je prenne bien-garde! Peffet de ma première Lettre trouvée m'épouvante , & je n'écris celle-ci qu'en-tremblant. Un-jour,que je dirPrai un-peu a ttuvrir, parce-que j'en-fjsais une page, j'aigté-mise aux crampons , malgré mes excufes , & j'ai-recu , par 1'ordre de lTtalien, qui malhëureufement venait d'arriver , vingt coups de nerf-de-bceuf , des mains du Domeftiq de la G**, en-préfense de cette Femme : elle a-para me plaindre ; mon Bourreau lui-même détournaitla vue : mais je n'en-ai pas moins perdu la moitié d'une confiance acquise avec des peines qui font frémir..!... Je 1'ai-regagnée enfin : mes difcours , mes aétions, tout me fait-paffer pour ce qu'on veut que je fois. Car je fais que je ne dis pas un mot qui ne foit écouté. Si je ne puis faire-porter cette Lettre , je la garderai , jüfqu'au moment d'une plusgrande liberté, t A

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