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Ch.XVII.

a8 Déc. 1746.

162 Paix du Roi de Pruffe

Le Roi de Prnflè retourna dans Berlin jouir paifiblement du fruic de fa vicloire ; il fut reeu fous des arcsde triomphe : le peuple jettait fur fes pas des branches de fapin, faute de mieux, en criant, vive Fréderic le Grand. Ce Prince, heureux dans fes guerres & dans fes traités, ne s'appliqua plus qu'a faire fleurir les loix & les artsdans fes Etats, & il palTa tout d'un coup dn tumulte de la guerre a une vie retirée & philofophique ; il s'adonna a lapoéfie, a 1'éloquence, a 1'hiftoire; tout cela était égalenient dans fon caraétere. C'eft en quoi il était beaucoup plus fingulier que Charles XII. II ne le regardait pas comme un grand homme, paree que Charles n'était que héros. On n'eft entré ici dans aucun détail des viétoires. du Roi de Pruffe. II les a écrites lui-même. C?était a Céfar a faire fes Commentaires.

Le Roi de France, privé une feconde fois de eet important fecours, n'en continuapas moins fes conquêtes. L'objet de la guerre était alors du cöté de la maifon de France, de forcer la Reine de Hongrie par fes pertes ?n Flandres, a céder ce qu'elle difputaiten [talie, & de contraindreles Etats-Généraux ii rentrer au moins dans 1'indifférence dont ils étaient fords.

L'objet de Ia Reine de Hongrie était de fe dédommager fur la France, de ce que

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