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Histoire de Cicéron, tirée de ses écrits et des monumens de son siecle.

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I + HlSTOBE DE LA VlK

chaque ville tenoit le regiftre exact, que pendant les trois années du gouvernement de Verrès, les deux tiers des fermes avoient été défertes, 8c les terres fans culture.

Apronius, homme (a) d'un caradère & d'une vie infame , qui étoit le principal fermier des dixmes de Sicile, ne fir pas difficulré d'avouer, lorfqu'on lui reprocha la cruauté de fes exactions, que le préteur avoit toujours eu la plus grolTe part au pront.-II efluya ce reproche dans la préfence de Verrès & des magiftrats de Syracufe, de la part d'un particulier nommé Rubrius, qui offrit en même-tems les preuves de fon accufation ; mais Verrès trouva le moyen, fans s'émouvoir, d'interrompre fon difcours & de le faire paffer pour une querelle fans raifon (b). Elle fut renouvelée néanmoins avec le même éclat par Scandilius , qui prefia hautement les juges d'en donner leur décifion. Verrès nëtant point capable de le forcer au filence, feignit de fe rendre , & nomma aufii-töt pour commiiTaire Cornelius fon

(a) Eorum omnium qui decumani vocabantur princeps erat Q. iUe Apronius quem videtis, de cujus improbitate fingulari graviffimarum legationum querimoniam

audiitis. lbid 9'

(*) Cum palam Syracufis, te audiente , maximo conventu P. Rubrius Q. Apronium fpofione rVcèflïwt, ni Apromus-diaitarettefibi in decumis efTe focium. lbid. «r»