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de J O S E F.

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Ausfi Jofef ne fut pas longtems fans éprouver qu'il avait bien fait, de lè confier en Dieu. Dieu fit reusfir tout ce que Jofef devait faire

i pour fon maitre. II n'eut presque jamais quelque malheur. Aucune terre, oü Jofef labourait,

I restait fterile. Le nouvel esclave était donc bien avantageux pour Potifar. Depuis la venue de

\ Jofef tout allait mieux qu'auparavant. On pou-

Ivait'voir fans peine, que Dieu l'asfiftait en toute chofe.

Potifar s'en appercut ausfi et fe dit: „ Let „ esclave me vaut plus que d'autres esclaves. „ Ie dois le traiter plus doucement. J'ofe bien L lui confier des affaires d'importance." MainJ tenant Jofef fut ëlévé au desfus de fes CamaIrades. Cela reusfit encore tellement, que fon Imaitre le chargea enfin de la furintendance de kous fes autres domestiques. Jofef excrcait une Iautorité abfolue fur les valets dans la maifon , Iet fur les ouvriers a la campagne. II lervait | ausfi fon maitre avec attachement et avec fidéïlité , rendant graces a Dieu , qui le benisfait fi viiiblement dans fon infortune.

Tout ce dont Jofef avait foin et qu'il dirigait, : reuslit a merveille. Potifar devint toujours plus Iriche et plus fortuné. II abandonnait donc a ' Jofef le foin de toutes fes affaires. II n'entrait ï pas même en compte aX'ec lui de ce qu'il faiilfait, mais il ne s'occupait que de manger, de iboire et de s'amufer. — C'est ainfi que pendant plufieurs années Jofef fut asfez heureux. 1' Maitenant il oubliait presque, qu'il était esclaive. II oubliait presque tous les maux, qu'il aIvait foufferts.

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