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«2 Chap. H. COMMERCE

Les Marchands venoient & alloicnr alors en perfonne vendre ou acheter leurs marchandifes (10). II y avoir. par conicquent beaucoup d'efpeces étrangeres a échanger. Et les profits qu'on y faifoic doivent avoir été encore trés - confidérables, vu le tems dont il eft ici queftion (n).

„ les un Banquier, & pas d'avantage, a raoins que nous ne le ju-

„ gions autrement avautageux. Et ils prendront pour eux de

„ chaque fusdit Ecu (fclnld) deux deniers de Hollande. — — En „ cas de fraude il ne jouira pas même du droit de citoyen."

(10) Voyez Defcription d'/imfl. par Wagenaap. T. II. p. 536. Le tems dont il eft ici queftion eft (jfnerent de celui du X & XI Siècle, dont nous avons fait mention page 18. Le Commerce dans les XIII & XlVme Siecles avoit déja pris un accroificment confidérable, voyez encore Ia-deflus la note :o de 1'' Introducilon de Rodb e r t s o n & qu'on a déjïi citée. Elle fe trouve dans 1'édit. in 40. pages 31Ó cc 317, oü ce célébre Ecrivain ajoute: „ Les Lombards „ s'étr.blirent aufii en Angleterre au XIII Siècle, & il y a encore h „ Londres une grande rue qui porto leur nom. lis y jouirent de privileges confidérables, & y établircnt un commerce fort étendu, „ lur-tout comme Banquiers." Voyez les Chapitres IV & V.

Je prie le Lefteur d'obferver qu'il y avoit une grande difiërence dans notie pays entre Banquier & Lombard. Le premier exercoit une profeflion tres refpeflablc, & 1'autrc un métier trés vil. C'étoit a proprement parier un tilurier privilegie. Aufii 1'ÏIiftoire de ces tems fait aficz connoitre leur caraétere. 11 fe peut qu'il y ait eu des endroits dans 1'Europe, oü ces deux Emplois ayént été combinés. Mais duns mes Recherches, du moins pour ce qui concerne notre Pays, je n'en ai tiouvé aucun exe'inp'le. Je reviendrai fur eet artiele dans la fuitc.

(n) L'auteur d'un Ouvrage recent i.ititulé Richefes de la Hollande Jn 4to. Tome I p. 116. en traïtaht de i'origine &, du prbgrès de la Bcnque d'Amflerdam, nous appre'nd que — — „ eet échange des „ monnoyes doit néceflairement avoir donnë licu a un petit com„ merce qui fe fait encore aujourd'hui. A mefure qu'on ttouvoit „ des perronnes qui avoient occafion d'employer plus ou moins cer„ caincs efpeces de monnoye, on s'en defaifoic avec plus ou raoins

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