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Recherches sur le commerce. Ou Idées rélatives aux intérêts des différens peuples de l'Europe.

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D'AMSTERDAM.

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& plus fouvent encore au préjudice de notre Commerce.

Une pareille manoeuvre ne 'doit donc jamais avoir lieu que dans une derniere néccffité, foit dans le cas d'une rai'eté d'Efpeces parmi les particuliers, ou dans celui d'un discrédit total (37).

Le célebre Auteur qui nous a donné occafion de nousétendrc fur cet article,auroit dü obferver que, dans toutes les Sociétés, toutes les valeurs, & même certaines affaires , ont un rapport direct avec la mefure univerfelle, c'eit-a-dire, avec 1'argent (38), & non pas avec le papier ou le crédit, qui ne fert qu'a 1'avilir.

Outre la Banque $ Amfterdam, il y en a dans notre Pays encore deux autres, 1'une établie a Middelbourg, & 1'autre a Rotterdam , toutes deux poftérieures a la première.

(37) Du tems du discrédit qu'il y eut a Ia fin de l'année 1772 & au conimencemcnt de celle de 1773, les particuliers fermcrent leurs Bourfes, & quelques Negocians fe trouverent fort emharrafTés pour avoir de 1'argent. On n'en pouvoit pas méme obtenir fur des gages folides, tels que des marcliandifes, &c. La Régence tint alors une conduite trés - faire. Elle établir pour un rems une caifie publique, qui fournifibit a un chacun de 1'argent fur une hypotheque de marchandifes. Mais, pour faire une pareille opération, la Régence ne Ce fervit pas de 1'argent de la Banque, mais de celui de la Tréfoterie de la ville. Des que les particuliers virent cette Caifie ouverte,la confiance revint, la tranquülité fe rétablit, & les Négocians s'étant remis en crédit, les affaires reprirent dans peu leurs cours ordinaire, car a peine quelques mois fe furent écoulé*, que la caiflè ne fut plus néceflaire.

(38j Voyez Tom. I. Partie II. p. 137 & 1S8.